Santé

La médecin doit-elle m'informer de son entretien avec mon fils ?

Non, si votre fils est capable de discernement sur la décision médicale ou le traitement en question. Oui, si votre fils n'est pas encore en mesure de prendre cette décision par lui-même.

Si votre fils sait faire preuve de discernement, la médecin est également tenue au secret médical envers vous et est passible de poursuites si elle vous informe de la consultation contre la volonté de votre fils.

Les enfants et les adolescents peuvent prendre des décisions médicales

Votre fils peut prendre lui-même les décisions médicales le concernant, à condition qu'il soit capable de discernement. La capacité de discernement est évaluée au cas par cas.

Votre fils peut prendre une décision médicale de son propre chef et aussi contre la volonté de ses parents s'il peut reconnaître les conséquences et les implications de la décision et les classer correctement. Il n'y a pas d'âge minimum fixe à partir duquel vous pouvez généralement supposer que votre fils mineur est capable de discernement. En règle générale, les enfants âgés de 10 à 15 ans sont capables de discernement sur des questions médicales, bien que l'âge puisse être plus ou moins élevé selon la gravité de l'intervention. Même si votre fils n'est pas encore capable de discernement, il a le droit d'être entendu.

Si votre fils est capable de discernement, il peut également décider si et comment la médecin peut vous informer de la consultation avec elle.

Portée du secret médical

Le secret médical comprend toutes les informations que la médecin reçoit de votre fils : non seulement ce que la médecin a diagnostiqué et comment elle traite votre fils, mais aussi le fait que votre fils ait consulté la médecin et à quel moment.

Signalement aux autorités de protection de l'enfance

Mais qu'en est-il si la médecin est tenue au secret médical envers vous, mais voit l'intégrité physique, psychologique ou sexuelle de votre fils en danger ? Elle peut alors signaler le cas à l’autorité de protection de l'enfance sans violer son secret médical. Les cantons peuvent aller plus loin et exiger des professionnels de la santé qu'ils s’annoncent à l’autorité de protection de l'enfance. La plupart des cantons ont fixé des obligations correspondantes dans leur législation sur la santé.